La limite de WIP, pour work in progress, est la pratique qui produit le plus d'effet et celle qu'on saute le plus souvent. Une heure de la journée y est consacrée.
Pourquoi le multitâche détruit la productivité
Parce qu'il ne fait pas avancer plus de travail : il fait avancer plus de travaux, plus lentement, chacun. Dix sujets ouverts en parallèle finissent tous en retard ; les mêmes dix, traités trois par trois, sortent progressivement, et les premiers sortent tôt.
S'y ajoute le coût de bascule : chaque changement de contexte demande de reconstruire l'état mental du sujet. Ce coût est invisible dans les outils de suivi, ce qui explique qu'il soit systématiquement sous-estimé.
La loi de Little
Elle est enseignée dans la séquence 5. Elle relie le temps de traversée, la quantité de travail en cours et le débit : à débit constant, plus il y a de travail en cours, plus chaque élément met de temps à sortir. C'est une relation arithmétique, pas une opinion sur l'organisation, et c'est ce qui rend la limite de WIP difficile à contester.
Calculer une limite réaliste
Trop basse, l'équipe est bloquée ; trop haute, la limite ne contraint rien. La formation apprend à la poser par colonne, à partir du flux réel cartographié le matin, puis à l'ajuster.
Que faire quand une colonne est pleine
C'est la vraie question, et la réponse est contre-intuitive : on ne démarre rien de neuf, on va aider à débloquer ce qui est déjà là. Une équipe qui n'a pas travaillé ce réflexe contourne systématiquement sa limite dès la première semaine.
